Robert Alexis traiteur : une histoire de cœur

 

L’histoire de Robert Alexis traiteur est celle d’un passionné qui, au terme de longues (même très longues) études universitaires, met le cap sur le bonheur et se consacre à ce qu’il aime par-dessus tout : recevoir.

Le 6 octobre 1980, Robert Arslanian entame sa première aventure de restaurateur avec L’Entre Miche, petit bistrot sympathique de 35 places. Favorablement sis rue Ste-Catherine face à Télé-Québec, L’Entre Miche ne sert que le déjeuner et le dîner. Audacieux, vous dites? Quoi qu’il en soit, l’adresse connaît un succès aussi retentissant qu’immédiat. La salle ne désemplit pas, et les critiques élogieuses des Françoise Kayler, Gildas Meneu, Debeur, Josée Lapointe et Jean-Yves Girard, pour ne nommer que ceux-là, sont unanimes.

Une petite semaine après l’ouverture, une première commande de lunchs est passée par Télé-Québec. Au fil des jours, des commandes et des réceptions de toutes sortes, L’Entre Miche prend des allures de traiteur. Autant s’assumer. L’année de son ouverture, le resto organise d’ailleurs sa première réception de Noël… pour 350 personnes!

Au début des années 80, la gastronomie en est encore à ses balbutiements à Montréal. À cette époque, le saumon fumé, le foie gras, le crabe et les épices orientales jouissent encore du statut de curiosités. Le monde est à refaire avec tous ces nouveaux produits!

Lasse de répéter « Je regrette, nous sommes complets », Robert investit un local voisin trois ans après l’ouverture de L’Entre Miche. Cette fois, la salle compte 55 places. Au sous-sol du bistrot, une cuisine rutilante permet au service de traiteur de prendre son envol. L’Entre Miche régale d’ailleurs chaque semaine les invités de l’émission Parler pour parler de Janette Bertrand. « Une belle vitrine », c’est le moins qu’on puisse dire.

Alexis, le fils de Robert, voit le jour en 1987. Comme la petite famille vit toujours au deuxième étage du bistrot, c’est Louise Deschâtelets et Janette Bertrand qui serviront de comité d’accueil au petit Alexis le jour de son arrivée à la maison. « De passage au bistrot pour l’émission Les carnets de Louise, les deux femmes pigeaient allégrement dans mes pâtisseries quand Alexis est arrivé », lance Robert à la blague. D’aucuns diront que le destin du petit était tracé d’avance.

Un an plus tard, le nouveau local ne suffit déjà plus. Robert décide donc d’acheter l’immeuble voisin et d’agrandir la cuisine du service de traiteur. La bouchée était grosse, même pour un restaurateur averti.